Pamela
14/08/2000
- 13/12/2000
Cela
faisait 20 ans que j'en rêvais je
savais qu'un jour j'arriverai à avoir
le bulldog de mes rêves. Quand je
l'ai eu dans les bras j'ai eu l'impression
de maitre un enfant au monde, c'était
magique, le bébé de l'amour
Le premier repas elle l'a vomi je ne me
suis pas trop inquiétée mais
le lendemain ça recommence, j'étais
un peu inquiète sans me douter de
ce qui m’attendait. Le veto me dit elle
est condamné au mieux elle vivra
5 mois je vous conseille de la ramener a
l’éleveur, elle a une malformation,
un méga œsophage c'est très
grave.
Je pars voir un deuxième veto puis
un troisième le ciel me tombait sur
la tète ils étaient tous les
3 formels Pamela est condamnée
L'éleveur me propose de la reprendre
mais je n'y arrive pas
Comme Mathilde m'a pékinoise avait
la même malformation et que je l'ai
sauvée en la nourrissant a la seringue
je me suis dit pourquoi pas ma Pamela. Il
me dit hélas un bulldog n'est pas
un pékinois et Mathilde avait une
chance sur 100 de s'en sortir, Pamela en
n’a aucune
Je ne voulais pas croire en ses paroles
si cruelles, mais très vite tout
s'est dégradé, elle n'arrivait
plus du tout à manger je devais la
nourrir avec du fortol une boite liquide
vitaminée pour les chiens en fin
de vie, et malgré tout elle vomissait.
On a commencé le prinperan et très
vite il a fallu passer aux injections de
prinperid de plus en plus rapprochées.
Pendant 2 mois j'ai été seule
au monde a ne plus rien voir autour de moi
a vivre uniquement pour mon bébé
a essayer de la calmer comme je pouvais
avec une dose d'amour hors du commun et
les moments d'accalmie on les a partage
intensément ,avec des jouets , des
rires , des gros câlins d'amour ,
on a vécu pendant 2 mois sur mon
lit , dans le creux de mon cou quand tu
étais apaisé c'était
magique , je ne bougeais pas d'un centimètre
de peur de te faire vomir , puis il fallait
refaire face aux crise et tu tombais d'épuisement
contre moi .
Je retenais mes sanglots, j'étais
brisée, j'ai voulu être forte
pour toi jusqu'au bout, j'ai voulu y croire
jusqu'au dernier jour au miracle.
Puis ce 13 décembre jour de la sainte
Luce , fête que je maudis , a la veille
de tes 4 mois tu m'a demandé de te
laisser partir , j'appréhendais tant
ce moment mais dans ton regard j'ai tout
compris , tu étais au bout , tu ne
supportais plus la souffrance , ni la faim
, je t'ai mis dans ton petit couffin , un
jolie coussin , une couverture polaire pour
que tu n'ai pas froid , je n'ai pas eu le
courage de t'accompagner jusqu'au bout c'est
avec ton papa que tu ai parti chez le veto
qui t'a endormi pour toujours , je me suis
écroulée , j'ai hurlé
ma douleur , ma détresse , je me
suis couchée dans ton dernier vomi
et je ne me suis plus levé pendant
plusieurs jours , je voulais aller te rejoindre
je n'y suis pas arrivée.
1 mois plus tard on me mettait dans les
bras un autre bébé bulldog,
j'ai compris ce jour la que c'était
le seul moyen de m'aider à faire
mon deuil et j'ai ressenti ta présence
au travers de Cassandra.
Mon petit bébé de souffrance
je t'ai tant aime, tant aime, tu as été
tellement courageuse, je t'aime et je t'aimerai
toute ma vie, je ne t'oublierai jamais,
tes sœurs de cœur j'en aurai jusqu'a mon
dernier souffle, grâce a toi j'ai
compris que je ne pourrai jamais plus vivre
sans bulldogs.
Ton papa t'a fait une jolie boite tu es
bien au chaud dans ton couffin entourée
dans ta couverture polaire ta petite tète
sur le coussin.