Eliott
!
Tu m’as bousillé, tout mon appartement,
tu m’as mangé, au moins 50 paires de
chaussures, 3 salons, 2 chambres à coucher,
les murs, je ne compte plus les éponges,
la cuillère en bois !!
Tu
m’as obligé à vivre avec une serviette
éponge, à porter de main, pendant
10 ans !! Les meubles qui on survécu
à tes crocs, portent encore la trace
de ta bave !!!
Et
dire qu'on m'avait dit de faire attention, parce
que ta race, était sujette à la
torsion d'estomac !!
Tu
as dormi sur les canapés, en boule, au
bout de mon lit ! Tu étais notre bébé,
ce bébé, qu’on n’arrivait pas
à avoir !
Nous
t'avons emmené partout, en vacances,
à l'hôtel, sur tous les circuits
motos d'Europe ! Et là, tu étais
sage comme une image ! Même au resto,
personne ne se rendait compte qu'il y avait
un monstre de 70kg, en dessous de la table !!
Tu
avais un sale caractère avec les mâles
et tu te bagarrais sans cesse, Gaston a dû
être recousu, plusieurs fois !
Mais.............
tu aurais encore pu démolir toute la
maison, si c'était la condition pour
que tu sois encore là !
Je
t'ai tellement aimé !!
Quand,
après 10 ans, toi tu en avais 6, Arnaud
est enfin arrivé, j'ai eu peur, que tu
sois jaloux, ton pôpa, te ramenais des
langes, quand j'étais à la maternité
et quand j'ai déposé le couffin
sur la table et que tu as mis ta grosse tête
dedans, j'ai arrêté de respiré
!!! Mais, EVIDEMMENT, tu as été
adorable, avec le bébé ! Tu dormais,
en travers de sa porte et j'aurais défié
quiconque d'oser rentrer dans sa chambre !
On
m’avait prévenu que tu ne vivrais pas
longtemps, tes parents étaient morts
à 7 ans ! Tout le monde m’avait dit,
tu sais, ils ne vivent pas plus de 8 ans et
toi, tu as vécu 10 ans !
Lors
de nos dernières vacances, en juillet,
tu as vomis du sang, de retour, on a fais une
radio et tu avais un cancer !
Tu
as terriblement maigris, nous devions t'aider
à descendre l'escalier qui menait vers
la terrasse ! J’avais mal, si mal, de te voir
comme ça, toi .. Cette force de la nature
!!
J'avais
demandé au véto, de ne pas te
prolonger inutilement, je ne voulais pas que
tu souffre !
Un
samedi, nous avions rendez vous chez lui et
je lui avais demandé, si tu souffrais
?? Il m'a répondu : non, il peut encore
vivre un peu, je n'aurais pas dû l'écouter
!
Le
lundi soir, j'étais seule à la
maison, avec toi et tu tournais en rond, tu
me collais, je me suis assise par terre, tu
es venu, sur mes genoux, je voyais bien que
ça n'allait pas et puis tu as levé
la tête vers moi, oh ton regard, je ne
l'oublierai jamais ! Tu as levé la tête,
poussé un cri atroce ! Et tu es tombé,
mort, dans mes bras !!
Tu
étais l'amour de ma vie ! MON CHIEN,
le rêve de ma vie, je t'aime et je t'aimerai
toujours, un jour, quand moi, je monterai là
haut, j'espère que tu seras là,
à m'attendre avec ta grosse gueule, pleine
de bave !